Un monde de possibilités : Inspirer les femmes dans le sport (Partie 2 - Heather Logan-Sprenger et Erica Gavel)

mercredi, 18 décembre, 2019
Un monde de possibilités : Inspirer les femmes dans le sport
Par : David Grossman

 

L’Institut canadien du sport de l’Ontario croit au pouvoir du sport et à l’importance d’avoir des modèles et mentors positifs et inspirants à tous les niveaux sportifs. Cette série d’articles en cinq parties, écrite par le journaliste sportif primé David Grossman, a été conçue pour montrer comment des femmes remarquables de l’industrie ont utilisé le sport et les nombreuses compétences à transmettre qu’elles ont appris dans le sport pour les mener vers des occasions professionnelles et des postes de leadership.

En partenariat avec Sport Canada et son soutien financier aux initiatives d’égalité des genres dans le sport et de sécurité dans le sport, l’ICSO vise à être un chef de file dans la lutte pour un système sportif plus inclusif et égalitaire.

Erica Gavel et Heather Logan-Sprenger ont toujours été des gagnantes.

Parfois confrontées à d’importants défis, ces deux athlètes incroyables n’ont pas abandonné leur quête d’excellence dans le sport. Elles ont la même attitude envers leur emploi spécialisé.

Quand on observe Erica Gavel en basketball et Heather Logan-Sprenger en cyclisme et en hockey féminin, leur détermination implacable est évidente.

Ayant effectué plusieurs accomplissements sportifs personnels qui ont marqué l’histoire, elles ont d’impressionnantes histoires à partager et leurs défis et occasions sont maintenant axés sur la recherche et l’éducation.

Le rêve d’Erica, quand elle était adolescente, était de devenir première du Canada en basketball tout en étudiant à l’Université de la Saskatchewan et de jouer pour le Canada aux Jeux mondiaux universitaires.

Un problème d’ostéo-arthrite, souvent causé par des blessures, affectait ses genoux et usait son cartilage, ce qui l’a empêchée d’atteindre ses objectifs en lui faisant subir une douleur autre que celle causée par l’entraînement. Elle était une étoile montante qui a subitement perdu son éclat.

« J’ai été déprimée pendant des mois » se souvient-elle au sujet de ses pires moments de 2012. « Tout semblait terminé pour le basketball. »

Sa carrière prometteuse de joueuse de basketball a été interrompue. Elle croyait alors qu’elle passerait de joueuse à spectatrice.

Puis, une séance de clavardage en a entraîné une autre et elle a eu des discussions avec ses contacts. Plusieurs suggestions et idées lui ont été proposées, et elle se souvient d’une conversation en cours d’université qui l’a menée à essayer de participer à l’équipe canadienne paralympique de basketball en fauteuil roulant.

« C’est incroyable, j’ai été triste pendant si longtemps et je n’arrive toujours pas à croire que j’ai pu continuer cette aventure. J’ai aidé le Canada a remporter une médaille d’or aux Jeux parapanaméricains 2019 à Lima et une médaille d’argent à Toronto en 2015. C’est un rêve devenu réalité », dit l’athlète qui a également fait partie de l’équipe arrivée à la cinquième place aux Championnats du monde 2018.

« Même si j’ai douté de moi, je peux penser au passé et me dire que j’ai atteint mon but. »

Les jours de compétitions en basketball ne sont pas terminés pour Erica, qui continue de s’entraîner avec l’équipe de basketball en fauteuil roulant en espérant avoir l’occasion de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020.

Erica Gavel en compétition internationale avec l’équipe nationale féminine de basketball en fauteuil roulant. (Photo : Erica Gavel)

Elle est habituée aux transitions et, après avoir obtenu une bourse de l’Université de l’Alabama, elle a mis l’accent sur ses plans de carrière en recherche.

Elle est enthousiaste au sujet de ses études, maintenant qu’elle va bientôt obtenir un doctorat et qu’elle étudie avec Heather Logan-Sprenger comme mentore, professeure à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario à Oshawa et à l’Université de Toronto.

Erica Gavel lors de sa cérémonie de collation des grades pour sa maîtrise en sciences de l’exercice à la faculté de kinésiologie et d’éducation physique de  l’Université de Toronto. (Photo : Erica Gavel)

En pensant à son parcours semé d’embuches, Erica affirme que le personnel de l’Institut canadien du sport de l’Ontario l’a aidée à saisir une excellente occasion.

« Ça ne fait aucun doute, l’ICSO a été là pour moi en tant qu’athlète et m’a fourni des ressources supplémentaires, différentes occasions d’entraînement et du personnel qualifié qui a joué un rôle important pour mon succès et m’a offert beaucoup de soutien.

En tant qu’athlète nationale de haute performance, avoir un centre d’entraînement national pour le basketball en fauteuil roulant et un accès à l’ICSO m’ont donné l’occasion de poursuivre deux rêves : le basketball et la recherche, en un seul endroit. »

Erica Gavel (g) et Heather Logan-Sprenger (d) au sommet SPIN d’À nous le podium à Toronto en octobre 2018. Erica était en lice pour le prix jeune enquêteur Gord Sleivert grâce à ses recherches. (Photo : Erica Gavel)

Quant à Heather Logan-Sprenger, elle est l’une des rares personnes à avoir été athlète à la fois pour l’équipe nationale des sports d’hiver et d’été.

Originaire du nord de l’Ontario et ayant joué au hockey triple A pour garçons à Sault Sainte-Marie, elle avait ses propres souhaits, dont celui de jouer pour l’équipe de hockey féminin du Canada.

Pour ses études, elle a d’abord choisi l’Université de Toronto et plusieurs écoles de la NCAA l’ont recrutée activement. Elle a ensuite obtenu un diplôme en santé humaine et sciences de l’alimentation axé sur le métabolisme musculosquelettique de l’Université de Guelph.

Elle a aussi joué pour les Aeros de Toronto, une équipe qui a gagné lors de quatre championnats canadiens. L’équipe des Aeros était aussi l’une des premières équipes de hockey féminin au monde. Pendant 10 saisons, elle a participé à des compétitions avec la ligue nationale de hockey féminin et elle était MVP lors du championnat de la Coupe du monde junior Air Canada en 2004.

« Rester au Canada a été une excellente idée pour moi, car ça m’a permis de devenir une athlète équilibrée et de me préparer pour l’avenir, dit-elle. Les limites du sport m’ont aussi permis d’avoir la chance de combiner mes passions pour le sport et la physiologie et de créer des preuves de recherche pour guider les pratiques gagnantes. »

Intuitive et déterminée à inspirer et à encourager les autres, elle a décidé de faire du travail dans les sciences du sport d’élite et l’éducation supérieure ses priorités.

« J’ai toujours adoré le cyclisme, mais j’étais meilleure au hockey, dit-elle. Lorsque j’ai été remerciée par l’équipe nationale senior de hockey, c’était très frustrant, mais au fond de moi, je savais que le moment était venu de passer à autre chose et je voulais devenir une spécialiste dans un domaine précis. »

Heather Logan-Sprenger lors de sa participation à l’équipe nationale de hockey féminin. (Photo : Heather Logan-Sprenger)

Après avoir joué au hockey, elle est devenue une cycliste sur route professionnelle et elle a participé à des compétitions pour le Canada aux championnats du monde et panaméricains.

Elle a également participé aux courses féminines de l’Union Cycliste Internationale (UCI), y compris Fleche Wallome et les classiques européens printaniers et la prestigieuse Giro D’Itali.

Heather Logan-Sprenger pendant sa carrière internationale en cyclisme sur route. (Photo : Heather Logan-Sprenger)

En tant que physiologiste, et très douée en analyse clinique et en exploration, Mme Logan-Sprenger occupe maintenant un poste de leadership en recherche et innovation à l’ICSO.

« En tant qu’athlète, j’ai été très chanceuse d’avoir appris beaucoup de choses et j’ai énormément bénéficié de l’ICSO, dit-elle.

Être entourée de plusieurs personnes si talentueuses, exceptionnelles et compétentes pour m’aider à atteindre un niveau de haute performance était très spécial. J’ai maintenant l’occasion, en tant que membre de l’ICSO, de donner au suivant et de faire mon possible pour aider les athlètes à avoir du succès dans leur vocation. »

 David Grossman is a multi award-winning communicator and storyteller with a distinguished career in Broadcasting, Journalism and Public Relations in Sport and Government Relations. In 2018, he was the recipient of Ontario University Athletics (OUA) Media Member of Distinction.

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