Un aperçu de comment l’équipe de physiologie de l’ICSO aide les athlètes à atteindre une performance optimale à l’approche des Jeux olympiques de Rio

lundi, 4 juillet, 2016

La physiologie est un domaine d’études très complexe et détaillé dans lequel la plus petite des perturbations entraîne une réponse locale ou systémique. Notre discipline de physiologie est fondée sur la compréhension du fonctionnement interne du corps, qui est influencé, tout simplement, par la génétique et l’environnement externe. Notre travail consiste à comprendre les réponses physiologiques théoriques à divers stimuli (exercice, altitude, chaleur, froid, charge d’entraînement élevée, etc.) et comment ces réponses changent selon les exigences particulières de chaque athlète de haut niveau et de chaque sport. Pour le physiologiste, l’essentiel est d’identifier les exigences physiologiques du sport (métaboliques, cardiorespiratoires, neuromusculaires, neuroendocriniennes, etc.), de veiller à ce que la charge d’entraînement soit optimale pour procurer le stimulus physiologique et obtenir le résultat désiré, et d’évaluer et de surveiller les réponses internes de l’athlète.

Nombre de nos employés physiologistes font partie de l’environnement quotidien d’entraînement de nos sports ciblés, où ils peuvent avoir une incidence importante en évaluant et en surveillant les athlètes tous les jours. Mike Patton (M. Sc., Université de Calgary) travaille à temps plein avec l’équipe de cyclisme nationale depuis plusieurs années au bureau satellite de l’ICSO au Mattamy National Cycling Centre (Vélodrome de Milton). Jordan Clarke (M. Sc., Université de Calgary) travaille à temps plein à London, en Ontario, au Centre national d’entraînement de Canada Aviron dans le cadre des programmes nationaux d’aviron poids légers hommes et femmes. Rob Rupf (Ph. D. (c), M. Sc., Université de Toronto) est le physiologiste intégré au basketball en fauteuil roulant au bureau principal de l’ICSO au Centre sportif panaméricain de Toronto. Nos physiologistes collaborent étroitement avec le personnel d’entraîneurs, et les autres membres de l’équipe de soutien intégré des experts spécialisés en sciences du sport et en médecine du sport, pour veiller à ce que la charge externe prescrite (le programme d’entraînement) suscite la réponse interne désirée pour que chaque athlète crée le stimulus nécessaire aux adaptations physiologiques positives. Cela comprend une surveillance minutieuse de la récupération quotidienne de l’athlète, de son sommeil, de l’effort perçu à l’entraînement, de l’aspect cardiorespiratoire, du métabolisme et des réponses hématologiques, qui contribuent à brosser le portrait de la façon dont l’environnement interne opère et s’adapte. Notre personnel travaille à déterminer l’écart physiologique entre les champions du monde et nos athlètes pour modeler un plan d’entraînement et de récupération optimal afin d’assurer la progression et la réussite des athlètes.

Le service de physiologie comprend aussi le laboratoire de sport de l’ICSO. Là se trouve l’équipement physiologique mobile et non mobile que nous utilisons pour entraîner et évaluer les athlètes quant à leur réponse à la charge d’entraînement externe. Nous pouvons ainsi déterminer si l’athlète est sur la voie tracée par l’équipe de soutien et les entraîneurs et, si ce n’est pas le cas, apporter les modifications nécessaires pour obtenir la réponse d’entraînement désirée. L’une des pièces d’équipement non mobile les plus avancées du laboratoire de sport de l’ICSO est l’appareil d’absorptiométrie à rayons X (DXA), qui constitue la référence en matière d’évaluation de la santé des os en plus d’être une méthode fiable et valable pour déterminer la composition corporelle. Nous utilisons le DXA sur notre population d’athlète pour déterminer la santé de leurs os, qui est influencée surtout par la génétique, quoique la nutrition, l’âge, la charge d’entraînement et divers autres facteurs jouent un rôle vital dans la santé des os d’un athlète. La deuxième fonction du DXA est de cerner les changements de la composition corporelle tout au long du plan d’entraînement annuel et de façon longitudinale avec ou sans diverses modifications sur le plan nutritionnel et sur celui de l’entraînement. Notre personnel de physiologie vise à combiner une mesure du DXA à l’évaluation de la performance pour déterminer la composition corporelle optimale et sécuritaire permettant à l’athlète de performer à son mieux, car chaque athlète est unique.

Une autre pièce d’équipement de pointe utilisée quotidiennement, uniquement par Rob Rupf (physiologiste avec Basketball en fauteuil roulant), est l’unité de positionnement local Catapult Clear Sky. Ce système est actuellement utilisé conjointement avec un appareil GPS pour suivre les mouvements et la vélocité d’un athlète sur le terrain, ce qui permet une meilleure compréhension des exigences physiologiques dans une situation de pratique ou de match. Ces données sont analysées et combinées aux réponses internes de l’athlète (rythme cardiaque, effort perçu, etc.) et une rétroaction est communiquée quotidiennement au personnel d’entraîneurs pour examiner les effets de la séance d’entraînement et pour prescrire les séances d’entraînement subséquentes en fonction de l’impulsion d’entraînement.

Le laboratoire de sport de l’ICSO utilise aussi la méthode optimisée de réinspiration du monoxyde de carbone (Schmidt & Prommer, 2012), qui sert à déterminer la masse (grammes) d’hémoglobine (Hb). Cette procédure est considérée comme la référence pour déterminer les changements hématologiques potentiels attribuables aux stimuli de l’entraînement et de l’environnement. De nombreux athlètes s’exposent à l’altitude (hypoxique et hypobare) pendant des périodes prolongées pour que le stress physiologique soit supérieur à celui du niveau de la mer dans le but de produire un changement physiologique positif (masse Hb accrue ou capacité tampon périphérique). Grâce à notre système de masse Hb, nous pouvons déterminer si un athlète répond à l’altitude étendue en évaluant les changements hématologiques avant et après l’exposition à celle-ci. En tandem avec l’unité de masse Hb, nous utilisons la salle K2Room de notre laboratoire du sport, une chambre hypoxique où nous pouvons simuler le mont Everest ou une altitude encore plus haute. Un de nos objectifs avec cette chambre est de préserver les changements hématologiques positifs acquis en altitude lorsque l’athlète retourne au niveau de la mer avec une exposition à l’hypoxie et à la chaleur.

Ultimement, notre personnel de physiologie joue un rôle vital en collaborant étroitement avec le personnel d’entraîneurs et les athlètes, ainsi qu’avec les autres membres de l’équipe de science et de médecine du sport, pour formuler le plan d’entraînement optimal pour les changements physiologiques désirés. En s’appuyant sur les bases d’identification des facteurs de performance physiologique pour le sport, et en identifiant l’écart de performance physiologique de l’équipe ou de l’athlète, le physiologiste évalue et surveille l’efficacité du plan d’entraînement afin d’obtenir la réponse physiologique désirée. Cela permet de s’assurer que l’athlète atteint son plein potentiel au moment de la compétition. Pour de nombreux athlètes, ce sont les Jeux olympiques et paralympiques de Rio qui constitueront ce sommet, et ils approchent à grands pas.

À propos de l’Institut canadien du sport de l’Ontario
L’Institut canadien du sport de l’Ontario (ICSO), qui a son siège au nouveau Centre sportif panaméricain de Toronto, la plus grande installation permanente des jeux panaméricains et parapanaméricains de 2015 à Toronto, est un organisme à but non lucratif engagé dans la poursuite de l’excellence en offrant des programmes, des services et un leadership d’envergure mondiale aux athlètes de haut niveau et à leurs entraîneurs afin d’améliorer leur capacité à réaliser des performances qui leur permettent de monter sur les podiums internationaux. L’ICSO offre aux athlètes un éventail de services en sciences et médecine du sport, notamment dans les domaines de la nutrition, la physiologie, la biomécanique, la préparation physique, la performance mentale, la thérapie sportive et les services de subsistance. L’ICSO offre également des programmes et des services à des organismes sportifs nationaux et provinciaux, ainsi qu’à leurs entraîneurs, afin de renforcer les structures sportives en Ontario et au Canada.

L’ICSO offre ses services à environ 700 athlètes de haut niveau et 250 entraîneurs dans ses installations principales du Centre sportif panaméricain de Toronto, dans son site satellite du Centre de cyclisme national Mattamy à Milton et dans ses environnements d’entraînement quotidien partout en Ontario. L’ICOS fait partie d’un vaste réseau regroupant quatre instituts et trois centres multisports à l’échelle du pays, le Réseau des instituts du sport olympique et paralympique du Canada (RISOP), en partenariat avec le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien (CPC). L’ICSObénéficie du soutien du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport, de Sport Canada, d’À nous le podium, du Comité olympique canadien, du Comité paralympique canadien et de l’Association canadienne des entraîneurs, ainsi que des organismes sportifs nationaux et provinciaux du secteur.

Rédigé par :
Heather Logan-Sprenger, Ph. D., CCMS, Chef, Physiologie, Recherche et Innovation.

Personne-ressource pour les médias :
Laura Albright, coordonnatrice principale des communications
Institut canadien du sport de l’Ontario
Tél. : 416 596-1240, poste 238
Courriel : lalbright@csiontario.ca | www.csiontario.ca/fr

 

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